« En parcourant
l’histoire du Nin-Jutsu sur les neuf siècles
précédents, on constate que cet art était
compris comme shinobu hô, ou « manière de
persévérer et d’endurer ». C’est de
là que vient son nom, composé de « nin »,
substantif correspondant au verbe « shinobu »,
persévérer ou endurer, et « jutsu », art
ou technique. Le Nin-Jutsu se transforma ensuite en Ninpô,
incluant ainsi les concepts philosophiques et religieux en plus de
l’art de la guerre.
Il faut conserver à l’esprit qu’un vent «
zen » souffle dans les arts martiaux. Sans cet esprit
humaniste, aucun pratiquant ne peut atteindre le kanjin-kaname,
secret vital du Nin-Jutsu. Le kanjin-kaname est «
l’esprit et les yeux de Dieu ». Un maître
d’arts martiaux doit, au cours de son entraînement,
acquérir un sens du contact humain. Dès lors, la
conscience qui découle de cet humanisme devient «
l’esprit et les yeux de Dieu ». Atteindre le
kanjin-kaname revient à comprendre la justice divine.
»